Avez-vous encore des séquelles de votre blessure au pied droit ?
B.J. : "Les deux dernières semaines d'entraînement ont été plutôt bonnes. La mésothérapie a fait son effet. Je me sens beaucoup mieux, mais il subsiste encore une petite douleur. C'est une blessure chiante qui m'a finalement beaucoup aidé. J'ai travaillé la légèreté sur l'arrivée des sauts, ce qui permettra d'obtenir des plus sur ces éléments".
Vous êtes le favori de la compétition. Saurez-vous l'assumer mieux qu'aux Championnats d'Europe à Varsovie ?
B.J. : "Nerveusement, j'ai moins la pression qu'à Varsovie. C'est la dernière compétition de l'année et je ne suis pas le favori. Certes je suis le numéro un mondial et je reste invaincu cette saison, mais avec cette blessure je ne suis plus le favori. Je me considère comme l'outsider de la compétition. C'est la position que je préfère. On est six à pouvoir être champion du monde. Il y a d'abord les deux Japonais (Daisuke Takahashi et Nobunari Oda) chez eux et Stéphane (Lambiel), qui doit défendre son titre. Ce sont eux les favoris... Il y a aussi Lysacek et Buttle, mais j'espère qu'ils seront derrière moi.
Vous êtes arrivé mercredi dernier au Japon, que pensez-vous de ce pays ?
B.J. : "J'y suis très bien. L'acclimatation s'est faite rapidement. Je suis déjà venu deux fois au Japon (pour une compétition officielle), à Nagano (aux Mondiaux de mars 2002, qu'il termina à la 13e place) et pour un Grand Prix (en novembre 2003 à Asahikawa, 4e). A l'époque je n'étais pas à l'aise. Mais là, le public est chaleureux, les gens sont adorables. Voir la patinoire pleine, un dimanche matin, pour un simple entraînement, c'est fabuleux ! On est porté comme sur une vague...
Tout glisse tout seul. Le patinage artistique est très populaire ici, comme en Russie, mais encore plus depuis le titre olympique (féminin) d'Arakawa. Après mon arrivée au Japon --la Fédération française m'a payé un billet en business class et ça change le voyage !-- je me suis entraîné une journée (jeudi) à Chiba. Depuis vendredi, je suis à Tokyo. La glace était un peu molle (vendredi). Les organisateurs m'ont demandé mon avis et le lendemain elle était parfaite. Tout est bien organisé. Je sens bien la glace, je m'éclate... J'espère poursuivre sur ma lancée cette saison exceptionnelle".
Combien de médailles l'équipe de France peut-elle obtenir ?
B.J. : "Deux médailles françaises c'est possible, mais je n'arrive pas à faire les podiums. La compétition va être très serrée dans toutes les catégories, notamment pour Isabelle (Delobel) et Olivier (Schoenfelder) en danse sur glace. Il est vraiment difficile de savoir qui va gagner".
Et bonne chance et Babou et Alban demain !


