POITIERS (de notre envoyé spécial). Avant de participer, samedi à Langueux, au gala de Bretagne, Brian Joubert a partagé, en début de semaine, sa patinoire poitevine avec certains de ses partenaires de l'équipe de France (Gwendoline et Candice Didier, Adeline Canac et Maximin Coia). L'influence du nouveau président de la Fédération, Didier Gailhaguet, également conseiller du patineur, n'y est certainement pas pour rien.
A quelques jours des Mondiaux (18-23 mars), Brian Joubert a le sourire, et aimerait bien le conserver jusqu'à cette échéance primordiale. Son résultat à Göteborg, en Suède, sera le baromètre d'une année qui aura mis à rude épreuve ses épaules de champion. Vainqueur en début de saison du Skate Canada, le Poitevin avait terminé la compétition asphyxié. En novembre, à la veille du Trophée Bompard, il déclare forfait, terrassé par un virus. Entre faiblesses dans les muscles et baisses régulières de tension, le corps ne suit plus. Un handicap qu'il traînera longtemps, jusqu'à des championnats d'Europe, en janvier à Zagreb, qu'il termine à la troisième place, battu par le Tchèque Tomas Verner et le Suisse Stéphane Lambiel. « Ce n'était pas une surprise, explique l'intéressé. Je m'y attendais. Si j'avais patiné comme je sais le faire, j'aurais gagné car le niveau n'était pas exceptionnel. »
Une manière de dire que le vrai Joubert sera de retour à Göteborg. Des examens médicaux rassurants, des entraînements convaincants, tout semble s'organiser pour que la défense de son titre devienne une réalité. La venue, à Poitiers, le mois dernier, de son chorégraphe canadien, Kurt Browning, ajoute à sa sérénité. « J'en avais un peu marre du programme long. Donc on a modifié toute la partie lente. Elle me convient mieux. Je retrouve du plaisir. »
Alors qu'il se déclare être pour le moment à 70 % de ses capacités, Joubert aura l'occasion de montrer, une dernière fois avant les Mondiaux, de quoi il est capable devant un public français. A Langueux, samedi, il sera la vedette du gala de Bretagne, qui réunira également les meilleurs patineurs de l'Ouest. « Je ne ferai pas mes programmes de compétition car je ne veux pas être crispé. Un gala, c'est avant tout pour s'amuser avec le public. Mais je vais certainement tenter des difficultés comme un triple axel ou un quadruple saut. »
